‹ PoésiesChapitre 57 sur 107 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

La vertu n'est jamais horrible »

Ni toujours pénible k saisir :

G'eét la route la moins visible , Mais la plus s&re du plaisir.

Soyons donc d'une humeur l^ère Tels que la vie , hëlas I parait ; Pendant que la vertu sévère , Sera notre guide secret.

Ainsi le nautonier habile Sourit aux jeux, des matelots , Quand leur troupe bruyante » agile , Joue et s'agite sur les eaux I

Mais si le trouble qui s'augmente , En vrai péril va se changer »

Il lève une voix menaçante Et l'ordre écarte le danger t

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Heu ! fugaces , Posthume , Pùêthume , Labuntuur anni :

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ixvec l'écume quHl excite »

L'impétueux flot du torrent »

Natt 9 bouillonne , se précipite

Et disparait incessamment.

Telle ^ dans sa marche hâtive»

L'adolescence fugitive

Se montre pom* s'évanouir ;

On compte en vain sur sa préisence ,

On aperçoit sou existence

Quand on la voit au loin s'enfuir.

Hélas I je l'éprouvai naguère , Alors qae de mon âge d'or La voix flatteuse et mensongère Des plaisirs m'ofi&ail le trésor I Dans quel avenir de délices ,

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