‹ PoésiesChapitre 58 sur 107 · LIVRE IL iSi · texte numérisé non relu

LIVRE IL iSi

Quel ocëaiv dé jours propices / Voguaient' mes téméraires vœux 1 Mon cœur , amoureux de la vie »

Nageait dans la sphère infinie De ses désirs voluptueux t

Pour moi s'approchait là froidure , Ou revenait le doux printems « Je disais à la nuit obscure :

ce Relève tes noirs vètemens ; ce Horizon que le ciel colore , ce Boutons qui vous presses d'édore »

ce Déjà vous attend mon regard ....

Ainsi dans mon aveugle ivresse J'implorais l'avenir sant cesse : Le jour passé fuyait ti^op tard 1

La mer frappant toujours sa rive , Du bruit.du calme ou des travaux ^ .. .

Par la constante alternative Des orages ou du repos 1 Ou le roc , bravant le tonnerre , Unissant le ciel et la terre Dans sa froide solidité :

Tout charmait mioa Jeune courage^' Pour moi toiitavait on langage , ^ <^ Facile à mon. cceur enchantée

i8a POESIES.

De l'ame la dlouleor citUânte # Les travaux des faibles hùmaâiis ; La mort même, toujours présente ^ Etaient des enhemis lôiùlains Inaperçus dans mk>n vojage; Je me d<%uisais leur ravage , Et leur pressentiment affreux ; Si je prévoyais leur poursiute Ce n'est cpi'après la longue suite ' D'une foule de jours hèurenx. >

Quelle' enivrante jouissance Coulait jusqu'au fond de mon cenur Quand ma timide adolescence: .

Pouvait adoucir le malheur I ' ' Sans faste et sans nulle imposture ^ Mou âme encor novice et pure Suivait notre divine loi :

Pour moi tout homme était un frère »

Tout sonffirant un anki «iikièt^ »

Que j'aimais à l'hall de ttièt t ' •

Eh bien 1 les voilà des perfides , Disais-je au morose vieillard ; i Ces méchaasv «es vices rapides^ -' Que je devais craindre trop tafd t ' • Ah i poiu* moi là natbre entière y '<

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