LIVRE It. iS
Sourit k mft douce carrière , Et me prodigue ses bienfaits :
Je me retrouve en tnon semblable « La soci^të secourable Toujours veille k mes intérêts 1
Mais soudain le tems impassible Eclaira ma jeune raison ; A sa lumière irrésistible Je vis pâlir mon horiaon :
Puis , des nuages l'obscurcirent « Et tous les ëchof retentirent Du luruit de l'ourfgan prochaih ; Mon esprit muet de surprise Revint alors de sa méprise , Comme d'un voyage lointain 1
Bient&t je dus pletirer mon père t .
Loin de mes amis naturds « :
Je vis avec dookur amjare 1 1 Que ces liens sont peu réels :
Des nœuds du sang l'étroite chaîne Est une habitude i}u'entni!ncf . i Et qu'affaiblit l'âge glacé r Des tendres sentimétts de* Vâme', ' Trop t&t , héla» f s'éteint là flamme .
Devant l'égoismeitisensé.
iB/i POÉSIES.
Âh t la société polie , £n yaîn me promit son scoours I Pour l'homme et par l'homme .établie ^ C'est lui qu'elle immole toujours i 1 1 Je conçois qu'en ta main diyine .
Grand Dieu t je sois une machine Utile k tes sages décrets ; .
Mais de quel droit pour mon semblable Suis- je l'instrument m^risable , . Qu'il prodigue sans nuls regrets I
Equité , devoir , conscience , Ne sont dans l'esprit des puissants « Pour dompter la faible iunocenee , . i Que les utiles iipLstriunlens»
La force dit efi son délire : v , .
ce Pour moi souffre ^ travaille , expire , ce C'est ton ^ort et da cîê| la loi'; ce Quand la providence mefTable ce Me dit par sa , voix secoui^aUe : .
ce Vis libre , heureux ^ je sois k.tciîl \ ■''''■'..■'■ . î , , - . j .>
Aux erreurs toiiJQfMf£^ cop^amr^^ej, £st donc la race des Jinortels | . i; . ;.
Fragile est notre ^e^tin^e»,::.
£t nos projets. ;soiit éternels; I :
Pour augmenter notre, .foilvmç.j