‹ PoésiesChapitre 59 sur 107 · LIVRE It. iS · texte numérisé non relu

LIVRE It. iS

Sourit k mft douce carrière , Et me prodigue ses bienfaits :

Je me retrouve en tnon semblable « La soci^të secourable Toujours veille k mes intérêts 1

Mais soudain le tems impassible Eclaira ma jeune raison ; A sa lumière irrésistible Je vis pâlir mon horiaon :

Puis , des nuages l'obscurcirent « Et tous les ëchof retentirent Du luruit de l'ourfgan prochaih ; Mon esprit muet de surprise Revint alors de sa méprise , Comme d'un voyage lointain 1

Bient&t je dus pletirer mon père t .

Loin de mes amis naturds « :

Je vis avec dookur amjare 1 1 Que ces liens sont peu réels :

Des nœuds du sang l'étroite chaîne Est une habitude i}u'entni!ncf . i Et qu'affaiblit l'âge glacé r Des tendres sentimétts de* Vâme', ' Trop t&t , héla» f s'éteint là flamme .

Devant l'égoismeitisensé.

iB/i POÉSIES.

Âh t la société polie , £n yaîn me promit son scoours I Pour l'homme et par l'homme .établie ^ C'est lui qu'elle immole toujours i 1 1 Je conçois qu'en ta main diyine .

Grand Dieu t je sois une machine Utile k tes sages décrets ; .

Mais de quel droit pour mon semblable Suis- je l'instrument m^risable , . Qu'il prodigue sans nuls regrets I

Equité , devoir , conscience , Ne sont dans l'esprit des puissants « Pour dompter la faible iunocenee , . i Que les utiles iipLstriunlens»

La force dit efi son délire : v , .

ce Pour moi souffre ^ travaille , expire , ce C'est ton ^ort et da cîê| la loi'; ce Quand la providence mefTable ce Me dit par sa , voix secoui^aUe : .

ce Vis libre , heureux ^ je sois k.tciîl \ ■''''■'..■'■ . î , , - . j .>

Aux erreurs toiiJQfMf£^ cop^amr^^ej, £st donc la race des Jinortels | . i; . ;.

Fragile est notre ^e^tin^e»,::.

£t nos projets. ;soiit éternels; I :

Pour augmenter notre, .foilvmç.j

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