LIVRE IL itô
Notre inconsëqpence commune
Recheixhe » enUtte mille apprêts ; Et juscpi'à notre di^rnière heure »
Nous travaillottt à la demeure
Que nous n'habitei*Qns jamaii i
Que £ûs-tn commerçant avide , Qui sans cesse braves les mers , Arabe sobre » mais perfide.
Qui caches l'or en tes d^rts?
PouFcfuoi cette peine inutile t Cette activité puérile , Même au jom* où tu vas mourir?
Avant l'heure de disparaître AiTete » an moins cherche à connaître Les biens dont tu voulais jouir 1
Mais sur ce théâtre bizarre , A son insçu toujours acteur , , .
Le mortel aveugle et barbare.
Envers lui même est faux » trompeur.
Il est 11 son destin contraire »
Par l'opposition vulgaire De son bonheur et de. ses tosux :
Race dégradée » inquiète »
Nous sommes l'image imparfaite D'êtres meilleurs el plus heuteux i
186 POÉSitS.
Doux meiiMHiges de mon [eune l^e , De vous qui peut me consoler? ^ Ne vinteâ-votts dans mon voyage Que pour pouvoir mieux m'isoler ?
La vente me reste encore , Mais à sa voix ferme et sonore Déjà parait le monument • . w Adieu I brillantes révenes , Qiimères si longtems châîes »
Je vais vous suivre incessamment t:
Le tems , k qui le ciel me livre f Sans pitië » trace mon destin ; Je cherche encor la route à suivi'e , Que mon vbyage est à sa fin î Telle pour la rade prochaine S'embarque une foule mondaine Qui gatment s'ëloigne du bord ;; Sur la bai'que on cherche une place Qu'on se dispute avec audace , Lorsque'dé)k l'on tottche au port t
Eh I quoi dans ma triste carnée , Rien ne m'est-il donc assuré ?
Après la perte » hëlas I entière »
De tant de bonheur espéré I Dé)k l'édât qnt m'envirpine ,