‹ PoésiesChapitre 62 sur 107 · LIVRE n · texte numérisé non relu

LIVRE n

Mais bienlte banni de la Seine , ^ Théâtre de malhMrs nouveaux , Uun d'enir'^âx exhalait sa peine , Et lui répondait ai ces mots ; a Je t'aime en c^ jour d'avantage ' ce O noble Fcance ^ 6 mon pays »

ce Plus l'on t'accuse et l'on t'outrage ^ ce Plus je sens que je te chéiis.

ce Hâas i sur la terre étrangère a Je te redberGhe vainemeiu ; ce Sur l'un et sur l'autre hémisphère ce L'on ne trouve rien d'aussi grand* ce Ailleurs moins noUe est la noblesse , a Et moins aimable le bonheur, « Ton sol, chéri de l'altesse., ce Est le vrai pays de l'honneur*

ce L'inimitié qpie rien n'apaise y ' ce Me nomme étranger faussement , .

ce Je naquis sous la loi .française ce Et quel Français l'est autrement 1 ce Les mêmes lois font la patrie ce Que régit le même pouvoir; .

ce A la Fnince appartient m^ vie » .

ce Mes sermens, mon premier devoir.

' ce Je lûi^piif aox bords 4e la Corse et Depuis dix ans soumise aux Francs ; oc Mon père le devint par force « Mais le devint des plus ardents, et Jacques 9 Nicolas. cinq» Trëvise»

ce Florence oâèbrent un nom ce Pont je néglige et je méprise ce L'étrangère illustration.

ce Je ne vis lltalie antique , cf Berceau de ces noUes ayeux, ce Que sous l'aigle patriotique a De nos Français victorieux.

ce Alors que pour une couronne ce Je dus échanger mon pajs ce En pleurant je reçus le trône:, ce Je le crus trop cher à ce' prix.

ce Flatteurs , Zoijles et faussaires , ce Triomphez auteurs valeureux »

ce Couverts des armes étrangères ce Outrages on nom malheureux • • • .

ce Je gémissais sous la puissance ce Qu'on vous vit longteras éf/œt ce Ahl quand le deuil couvre la France ce Mon seul triomphe est de pleurer!

A OiA aivatAAVa

Lj'unkt que je vois accourir Voyageant vers mes deux patries» Avec vos flots mon souvenir»

Roule \er$ ces rives chéries 1

Allez et divisez toujours Leurs intérêts et leurs frontières; Unissez-les par vos secours Jamais par les mêmes barrières!

Us sont séparés par leurs lois^ Par leurs moeurs et par leur langage; Confondre et réunir leurs droits Serait augmenter leurs dommages.

Joindre des go&ts si différens.

Du pouvoir n'est pas la croissance :

De l'accord de leurs éléméns Naissent la force et la puissance.

ig% POÉSIES.

Dans oe pays qui fut le mien Allez dire au sage Batave^ Que mon cœur ne regrette rien Dès Pinstant qu'il n'est plus esdave.

Et qu'importe qui soit l'auteur

Du bien que j'ai voulu lui faire?

A son destin selon mon cœur.

Mon ame n'est point étrangère.

Fleuves cmèls, horrible autan»

Tyrans d'une plaine profonde, Mënagez contre l'ocëan Ces boulevards de l'ancien monde.

Et toi vieux Rhin dont lès rameaux Meurent près de Leyde savante , Puissent de plus hardis travaux »

Presser ta. lenteur malfaisante.

Au fier et constant Hollandais Montre des changemens utiles , Qu'en rehaussant tous ses marais Il t'introduise dans ses villes.

Que loin d'entasser avec art , Ces digues, fruits de tant de peines »

Dont le multiple et long rempart^ ; Du sol semble former les diaines.

UVRÊ II. KJ3

A l'exemple du Nil femeiix.

Qui forme et baigne mQle fl^gne »

Dans les mois les plus rigoureux Que l'eau parcoure les villages.

Âhl maigre les efforts du tems Puisse k jamais la Batavie, Sur ses mobiles fondemens Braver les hivers et l'envie i

Tels triomphent de l'univers Ses vaisseaux ({ui ceignent le monde , Et malgré la fureur des aîi*s Surnagent sur la mer profonde.

Grand Dieul protège le terroir Où l'homme , travaillant sans cesse , Cherche et se plaît dans son devoir, Te craint » te chérit sans faiblesse.

Chez qm la modération Triomphe des erreurs vulgaires ; Où le trouble et l'oppression Semblent des plates étrangères.

Sois toujours libre et sérieux^

Hollandais y garde ta constance ;

Tef mœurs, ton courage pieux ^

Ton équitable bienfaisance.

194 PQÉSIES^

Chez dd bosillantes natîoôs Je vais errer • ; . . • tout le comiuaiide , J'ëprouverai leurs passions Pour y regi'O^tei* la lioUaude.

aa «tsftavsiifia mÈ So* ']UBir<

\j est k l'ombre .de l'iÉ^ «ur ce terpe »fiuti,le f' Ou le gazon s'élève «^utow* dçs ossemQD9 » : ; . Qu'enfermë$ pour jam^M ^?ïl» lew e'iroi^ a^ijle , ^ ; Les anciens vilkg/^^JITpi^^ 4ès JongiQjpipSi, . ,

Leurs yçiw^ ne |V wo«<i .rf"* * ^^ l^o^y. 4e,rfi"*'ore , Leurs joyeux comp^gqo9^,j..ft,le qhqftji,.waf^4 ,, Les cris perçans du.^soq ,. ]e.q)la)^Inefl^ i^P^f)^?» \ De leur humble leveviUÇ sjçiftt pjws J^f. «jg^i^ )i ; |

Passant , qui qu^,tUi^q^»,n'irrit/ç.pa^,lQUrs lianes Qui veillent coa^tanFO^Ati serpes, ^ïst/ç» d^^ift; / Ah I que le fer ciiiel^./çt;)que defs 9[^ain«^pf/i^(a9jÇ8t» De ce lieu consaf^ fifypfljt ji, j^n^^ Wm\ i, . ^

Songe que. ton ppuYpii:^, ^pn^|i9fn,,j^Qi^;9puJflnce , Te mènent k la woft ^,ei;i Hfjfïi de t,9P.^a9g; .,„, ^ Le monarque lui iz^|9«>M apift 4^,1^ pw^ss^pqe,^ .

Oii (QHtAvaÀV wiLATMmmisaK»

QiUd brevi forte JacuU^mur œvo Multa?

HOR

iVlaltre du plus vaste domaine , Vois les dëbris de ce coteau Où nos pieds marchent avec peine • . . • Des Césars» c'est Ih le berceau! *

En vain les deux parts de la sphère.

Furent soumises à leurs lois; Le fier palais jonche la terre , La terre a dëvorë cent rdis I

Qu'es-*tu donc, morteHe puissance, A quoi nous sert ton faste vain?

Ces ruines, ce long silence.

N'en sont-ils pas toujours là fin?

Heureux qui n'ayant pouf ancêtres Que dès mortels simples et bons ; Voit de ses modestes fèhètfè» "• Tous $es ^tats et nuls donjons t

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