‹ PoésiesChapitre 75 sur 107 · CHANT SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHANT SEPTIEME

ARGUMENT

Continuation de la seconde nuit. Le Prélat arriire dans l'église avec la perruquière et Guillaume. Sidrac ouyre la petite porte du choeur par où s'introduisent Boisrude et vingt guerriers. Combat entre les Chanoi*nes et les chantres du parti du Prélat ; la victoire est à ceux-ci j malgré la valeur et la harangue du grand Fabri. Les chanoines sont chassés du chœur et de l'église. Le Prélat entend que la foule au de hors le menace ; il se présente avec courage aux yeux de ses ennemis y et les brave , mais bientôt il s'apperçoit avec rage que la perruquière est à la portée de son mari qui la saisit et la frappe. Reproches du Prélat au perruquier , combat entre ces deux héros; la victoire se décide en faveur de Lamour , mais les partisans du prélat l'entourent et l'empêchent d'être achevé par son rival. Celui-ci tourne sa rage contre sa femme ; il la saisit aux cheveux et publie hautement sa honte et la mauvaise conduite de sa compagne. Cependant , comme il voit que le public voudrait s'arroger le droit de la punir , il s'indigne de

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cette prétention et emmène sa femme cheE*4ui en àéch-^ rant qu'il en est seul le maitre. Le peuple l'injurie pen^ dant qu'il se retire chez-^lui. La Discorde s'applaudit de ses succès.

XJ une lampe souvent , d'tine paille allumëe » Dérive un incendie , une ville enflammée ; Le zephir du matin souvent avant le soir , Devient un ouragan qu'on ne pouvait prévoir; Les funestes effets de la guen*e civile Kaissent souvent d'un mot ou d'un geste fiitOe« Si son souffle d'abord n'est point i redouter II devient promptement difficile à dompter; Et la fin trop souvent de sa cause diffère Au point de devenir l'une â l'autre ^angère.

La deuxième des nuits de troubles , des travaux > SVcoule lentement sans sommeil , ni repos.

ReVeiUëe à demi , la tranquille Mallesse , Par l'apprêt des combats et se meut et s'oppresse ; Elle ouvi'e avec effort ses yeux appesantis , Et prie 9 en soupirant , qu'on suspende les cris. L'épais sommeil » près d'elle , et le morne sOence Sont prêts à la servir » quoiqu'avec indolence. Sans parler » elle ordonne , et seulement sa main ^ A peine soulevée » indique son dessein :

Elle est par tous les deux parfaitement comprise. Ils partent et leur vol s'arrête dans l'église

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