LIVRE m
Où leurs efforU en vnia cfaerchc^nl k se fixer ; La Discorde ^ accourant , s'empresse h les chasser. Celle-ci » diligente , à leur vue alarmée , Va » yieut , hâte son plan , de fureur animée^ Alors , quoiqu'un peu tard » arrive le Prélat : Avec lui la belle Anne affronte le combat.
Guillaume est avec eux ; les notes argentines De sa novice voix semblent sonner matines.
k l'aspect d^sii*ë d'un renfort aussi beau , On demande du chœur et l'attaque et l'assaut , Et l'on voit tous les chefs « unis pour l'eutreprendre » S'avancer , observer , consulter et s'entendre , Tandis que , derrière eux » par leur ordre • soudain , Quand ailleurs on s'observe , une clef k la main , Sidrac » à petits pas , s«;mble faire retraite ; Mais il ouvre du chœur cette porte ^secrète , Dans la grille compiîse , échappant au regard , Que bientôt l'ennemi découvrira, trop tard* En effet , c'est par Ik que s'introduit Boisrude ; Vingt guerriers l'ont suivi..., l'attaque la plus rude Commence au même instant. Evrard l'inforlnué Succombe le premier sous un bras forcené ; Le fougueux sacristain le. saisit et Tatterre » / A l'instant qu'il poussait le premier cri de guerre. Les chanoines alors , par derrière surpris , Se tournent en coun*oux et redoublent leurs cris. Muse , suffiras-tu pour raconter l'histoire Des prodiges nombreux de cette nuit de gloire 1
Dans renceinle du choeur , les combattans serres , Marchent péniblement de stalles entourés :
Leurs efforts , k la fin , ouvrent assez d'espace Pour se prendre aux cheveux et se battre sur place. La Discorde perfide , en ces cruels moments » Trouve encor le moyen d'ensanglanter les bancs. Dès long-tems déposé sous un stalle gothique , Un coffre renfermait l'amas le plus antique D'armes » de fers rouiUés , de tètes de massiers , Baguettes de bedeaux , souches et chandeliei*s. Boisrude l'aperçoit , il jette un cri de joie £t s*empare soudain d'une si belle proie.
11 s'arme , et tous les siens l'imitant en fureur , Xes chanoines surpris reculent de frajeur ; Mais l'enceinte s'oppose à leur prompte retraite. Déjk tout leur annonce une entière défaite , Quand Fabri , se tournant vers l'altier sacristain » Le frappe Mr la joue et Parrtte soudain.
A ce coup , du héros les yeux roiilent si vite , Qu'on les crut an moment de quitter leur orbite. Son arme tombe alors > et ce b&ton sans fer , Comme un liem*eux trophée est élevé dans l'air : Les chanoines , ravis , redoublent de vigueur , Et montrent à Tenvi leur force et leur valeur : Mais Brontin qui les vbit , k qui' nul ne résiste , Marché , et d'abord atteint Jean le fameux choriste. 11 l'abat k ses pieds , le presse du genou , 11 est prêt a lui tordre et la langue et le cou »