‹ PoésiesChapitre 82 sur 107 · LIVRE m: / %Ji · texte numérisé non relu

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Guillaume ^ tout honteux » renouvelle set crii Et redemande encor : suis-je vraiment aon fils? Je ne l'ai jamais s& , non eela ne peut être. Tu l'apprendas trop-t6t » elle est ta mène , traître» Va , ta vive douleur est loin de m'assouvir:

Je serai satisfaite eu te vojant mourir* La marquise à ce coup « de douleur haletante , Tombe sur ses. voisids éflorée et tremblante » On l'emporte cbea elle , et Guillaume confus Suit avec la suivante et tous trois ëperdus.

A ce bniit » du Prâat. laip'andç &me saisie ; . Repousse avec hauteur cette insigne infamie ; Il sent doubler sa force et son bouillant courroux: Les' chanoines d^jà l'^rouvent k se$ coups* Quel que soit Tintërét que le coem* puisse prendre A la plus grande affaire , au plaisir le plus tendre ; Quelle que soit l'ardeur qui nous puisse occuper » Quand l'estomac l'ordonne il £euit aller souper, Gaster , quoique l'on dise , est le seul qui commande ; Il faut qu'à ses dësirs même un héros se rende. Le mari perruquier rentre daos sa maison Fait taire son courroux k la voix d'Alison ; Qui pour son maitre absent , en fidèle servante » Eut soin de pre'parer la soupe appétissante De tripes et de choux , au fromage gratte »

Sur les charbons ardens lentement apprête, Lamour k cet aspet , sans perdre sa colère « Ne dit mot mais il mange » et son regard sëvère

siSo t^OÉSÎES.

Se brî^e sur les plats cp'încessfltneiit on seH^

Sa femme ^ cepeiïdani ^ le visage couvert

Des ri^jies de ses pleurs ^ garde en môrnè silence.

Quand l'amour ne sent plus le poids de l'absciaence

La chère et le bon viii lui rendant son humeur ,

Il prononce en ces mots Parrét de sa rigueur :

ce Opprobre de mon nom , femme indigne de vivre ,

c< Qui^ malgi<ë mes exploits , Ii la honte me livre ,

a Gonnais-tu pour ton crime un juste châtiment?

oc Est-il pour ma vengeance uni suj^lice assez grand ?

ce Perfide^ tu mourra»..*., et la mort la plus prompte

ce Peut seule dans ton sang laver toute ma honte.

ce Toi qui sait si bien plaire et mieux encor trahir ^

ce Prëpare-toi , ma main va te faire mourir. »

-— Anne sans s'ëmouvoir rëpotid & son époux :

ce Je mourrai y s'il le faut , barbare , sous tes coups ;

ce Mais avant de moiQÎr y souffre que ton épouse

ce Remplisse des devoirs ddnt elle est trop jalouse.

A ces mots , avec gi*ftce et non sans embairas ,

D'un juge si cruel elle soutient le hi*a$ ,

Et le panse ^ et l'essu je ^ et le couvre et l'attache

Par le fichu d^un sein que rien alors ne cadie.

Tout mari qu'il était , Lamour ^ cet aspeét ,

Se sent ému , se trouble , en dépit qu'il en aît«

De ces chaimes si doux la trop aimable vue

A la rage soudain dans son cœur suspendue.

Mais son orgueil blessé , mais l'hônnèur marital »

L'cmpichent de changer un jugement fatal.

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