‹ PoésiesChapitre 86 sur 107 · LIVRE III. i5l · texte numérisé non relu

LIVRE III. i5l

11 lui rëpond d'abord avec des yeux grondeurs Maïs bientôt il se rit des paniques terreurs, a Ma 611e » ajout-t-il » les magistrats d'avance ce Ont rempli y os désirs ; aujourd'hui leur prudence ce Prend enfin les moyens de finir promptement ce Des troubles qu'il fallait ëtouifer en naissant. « La foule est sans raison » aveugle , mensongère ; ce A la heurter de front , on Paigrit , l'exaspère ; ce Quand elle est'soulevëe il faut pour l'appaiser , ce Comme sur TOcëan , attendre et louvoyer, ce Retournez donc chez vous , demeurez-y tranquille , ce Le calme va rentrer dans le sein de votre isle. ce Mais il faut dès demain vous et le perruquier ce Cesser , et pour toujours » d'habiter ce quartier, ce Laissez à nos efforts achever ce qui reste ce Pour amener la fin d'un trouble si funeste. Il dit et dans l'instant les renvoie k Paris. Les deux femmes à peine ont gagne leur logis Que partout se répand une triste nouvelle Qui de nos Parisiens renverse la cervelle.

Un troisième parti , des autre inconnu , Se mouvant en secret et partout parvenu Ravage le quartier » amène sa ruine , £n détruisant le blë , le pain et la farine.

Vainement on s'agite et cherche à découvrir Cet ennemi secret » on n'y peut pervenir.

Les hommes » les enfans > dans leur crainte effroyable Accusent hautement les démons et le diable.

a^»A POÉSIES.

Comment les rassurer I ils sont sans d^^der , Sans traiteur y sans caffé» même san^boulangerf Tout est barricadé jusqu'au marchand d'epice. Qui ne voit en ceci l'infernale malice 1 Et comment espérer de sortir d'un tel pas Quand l'enceinte partout regorge de soldats , Qui des portes » des ponts empècbaot le passage De l'Ile- du palais complètent l'esclavage.

Cependant au milieu de ce surcrott de maux , Le prélat dans l'élise a repris ses travaux, A. pansé de son front la blessure effroyable » £t trouvé son Lutrin par un sort favorable. • A la place du chantre il le porte soudain.

Le relève en chantant , l'assure de sa main.^ De fleurs et des fastons il l'entoure el; l'encombre % Et déjà tout au tour braient cierges sans nombre» Mais ses gens à chanter ne sont point empressés Car tous sont affamés et beaucoup sont blessés. Gilotin de son char a fait enfin retraite »

Mais sa toilette cncor se' sent de sa défaite. On dirait « en vojaat de Boisnide l'effort , Qu'il sent encor la mains qui le pressait si fort. Brontin ne peut se plaindre et sa langue écorchée Exprime avec effort sa bkssure eachée \ Sa jambe est entr'ouverte et couverte de sang.;. Quand il marche son pied boite profondément»

Et'leur fier général » le grand Prélat lui même». Ne saurait de son front d^[uiser l'apostème.

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