‹ PoésiesChapitre 98 sur 107 · LIVRE III. xgi · texte numérisé non relu

LIVRE III. xgi

Amans » ne craignez pas l'ëclat de sa thiare ; Si son œil est terrible » il ne l'est qu'aux pervers ; La voix des hautes tours annonce dans les airs , Que pour vous aujoui'd'hui le seigneur se déclare. Voyez-vous à l'autel ces jeunes chérubins ?

Ils implorent le ciel pour vos heureux destins*

LE PONTIPB

Au nom du Créateur dont l'ame universelle Eépand sur les humains ses bienfaits solennels , Et qui toujours sur nous tend ses bras paternels , Enfans , je vous unis d'une chaine éternelle. Pour mériter ses dons» méritez ses regai'ds » Ne soyez qu'un esprit et qu'une ame eu deux paits I

Epouse» tu promets soumission entière , Fidélité » respect & l'appui de tes jours?

A l'objet de ton choix » à tes seules amours Jeune époux » tu promets fidélité sincère ?

Allez» le Tout-Puissant protégera vos feux; Que bientôt vos euCans en redoublent les nœuds I

l'épouse

Oui , qu'il soit mon époux » des amans le modèle , Je le rends à jamais l'arbitre de mon sort ; Je me fie à sa foi. Jusqu'au jour de ma mort Je veux être toujom's sa compagne fidelle.

C'est lui que mes parens et mon cœm* m'ont dotuié » Qu'il vive par mes soins joyeux et fortuné 1

l'époux Devant le tabernacle et sa divine image A toi 9 que je chéris y que j'honore encor plus » Oai y je jure un amour égal à tes vertus , Je te jure amitië » dëvoùment sans partage.

De l'éclat du soleil » 6 mon Dieu , prive-moi Avant que je transgresse une aussi douce loi. *

LB FONTIFB

Jeune homme , dans ce jour ton épouse nouvelle , A reçu le serment de ta fidélité ; Marie est aujourdliui des filles le modèle , Aisément tu seras fidèle à sa beauté.

Mais, dis-nous» quand ses traits seront chargés de jours» Aimeras-tu toujours tes premières amours ?

l'evoux

Sa beauté me séduit » mais c'est son ame pure , Sa vertu , sa bonté» sa touchante candeur »

Qui charment mon esprit» et maîtrisent mon cœur. Marie est telle encor que la fit la nature.

Sa voix est sans détour » son jugement est sAr : C'est l'enfance naive unie à Tàge mùr.

Et conunent ouUier la vierge séduisante »

Qu'en ce momaoït je vob prosternée à l'autel » Oubliant son amour et ce jour solennel »

Pour o£Enr au Seigneur sa prière fervente ?

C'est là celle que j'aime et j'aimerai toujours: Oui , mes amours seront mes uniques amours.^ ■

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