LIVRE m
LB POKTIFB
Mais si du Ciel demain la vdiontë suprteie , D'un voile de laideur recouvrait ses attraits ; L'aimerais-tu toujours ? serais-tu sans regrets ? En elle verrais-tu la moitié de toi-même ?
Jeune homme , dans ce temple on parle sans détour , Dis : sersA-tn fidèle au légitime amour ?
L'AMAirr
Oui , toujours : si sa taille était défigurée , Si son accent si doux perdait un son divin , Si son œil n'était plus pénétrant et serein , Elle serait encor de mon cœur préférée.
Quand pour nos intérêts un autre est malheureux , N'est-il donc pas plus dber an mturtel généreux ?
LES ccncpAGinES
Si quelque jour encor l'Epouse vertueuse , Succombait sous l'effort d'un sentiment vainqueur , Ou si même du monde elle adoptait l'erreur , A l'honneur préférant une route odieuse »
Beau jeune homme , dis-nous ce que l'époux ferait ? Seule dans les déserts ta main la jèterait?
l'époux
Quand il serait muet » son aimable sourire , Quand son regard si doux ne me chercherait plus , Je chérirais encor l'asile des vertus • . . . • Mais s'il pouvait changer^ Dieu faites que j'expire I Pour un cœur généreux l'épouse est un enfant , La pupille , la Sœur qu'il soutient constamment.
Aveugle est Fînsensë que la vengeance abuser ^ Qai f pour punir le mal que lui fait son prochain , L'adopte dans son cœur et l'Imite soudain :
Le crime est un mallieur quand la pitië l'exeuse. Toi y qui ne m'entends pas eu ton recuillement , O Marie , un tel sort n'attend pas ton amant J
A l'ame de ma vie , à toi ma bien-aimëe »
Je viens jurer encore an pied du saint auiel , Âmîtië 9 dëvo&ment » un amour ëtemel I Ton bonheur est la loi de mon ame charmëe.
De l'ëdat du soleil , 6 mon Dieu y prive-moi Avant que je transgresse une aussi douce loi.
Livrez-vous aux plaisirs , à l'amonr véritable. Et n'oubliez jamais , ëpouz , tendres amans , Que Tampur sans estime est nue erreur des sens » Que le mortel sans moeurs est vil et misëraUe. La vie est un essai » les plaisirs de& bons coeurs ^ Sont l'image .des vrais qu'on nous dtsiine ailleurs^
Les mortels aveugles dans lenir.incoiisëquence. Ont çtié la vertu triste et sans vëritë : '
Mais le ciel la forma pour être la gaïté »; Pou)i' affermir en nous la prompte jotnssance. . Puissiez- vous ^ pour connaître et goAter le bonhenr. Eviter les tourmens » les pi^es de l'eireur.