‹ PoésiesChapitre 39 sur 65 · LE DIEU DE LA PORCELAINE W · texte numérisé non relu

LE DIEU DE LA PORCELAINE W

Dans un verger, causent des femmes graves, Et, sur son banc fait de. roseaux tressés, Un mandarin tend l'oreille à deux braves Qui sont debout, depuis sept ans passés.

Pousse ma porte, en tes courses nocturnes; Crains-tu, chez moi, quelque outrage odieux ? J'ai l'ongle long des lettrés taciturnes, Et mon chat blanc ne mange pas les dieux.

Foule a tes pieds, et, s'il te plait, écrase Mes plats d'argile et mes grès rabougris; .Mais de tout choc garde, aux flancs de mon vase, La glu d'émail où le soleil s'est pris.

Sur les oiseaux passe tes mains savantes, *

Lisse la barbe aux magots rondelets, Songe au matou, veille aux doigts des servantes, Rends souple et fin le crin dur des balais.

toî FESTONS ET ASTRAGALES

Et, l'œil tourné vers Pe-Tche-Li la sainte1. Je te promets de boire à ta santé, f Sous les rayons de ma lanterne peinte. Un peu d'eau chaude, avec beaucoup de thé.

1 Pe-Tche-Li. première province de L'empire. ■

A EUGÈNE DEEATTEE

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