‹ PoésiesChapitre 35 sur 64 · ODE XVII · texte numérisé non relu

ODE XVII

Royaume de Jésus-Christ, qui commencera par la Judée; sa naissance éternelle; son sacerdoce, ses conquêtes.

Le maître de tout l'univers

A dit au maître que je sers :

(.< Viens t'asseoir à ma droite; attends que mon tonnerre

« Frappe et renverse sous tes pieds

« Ceux qui t'osent faire la guerre; « Attends que mon courroux les ait tous foudroyés.

« Oui, c'est de Sion que tu dois

« A la terre donner tes lois :

« C'est de là que partout se répandra ta gloire.

« Malgré tant de fiers ennemis

« Qui te disputent la victoire, « Ton sceptre s'étendra sur l'univers soumis.

Dans le temps , dans l'éternité

Réside en toi la majesté.

« C'est toi qui, revêtu de gloire et de puissance,

i< Rayonnant d'un éclat divin,

« Dans mon sein recois ta naissance « Avant le jour, avant l'étoile du matin.»

SACRÉES. 4t3

Ainsi t'a parlé le Seigneur.

C'est lui qui t'élève à l'honneur D'un sacerdoce auguste, a l'iiomnie inconcevable;

Et , par un serment solennel ,

Dont l'arrêt est irrévocable , Dans un ordre nouveau te fait prêtre éternel.

Près de toi combattant pour toi ,

Il sèmera partout l'effroi, Les ravages cruels, les ruines sanglantes.

Que la terre verra d'horreur !

Et que de têtes insolentes Ecrasera son bras au jour de sa fureur !

Notre intrépide conquérant ,

Traversant le triste torrent, Goûtera de ses eaux l'amertume cruelle ;

Mais son courage dans les maux

Rendra sa couronne immortelle.

Son triomphe sera le prix de ses travaux.

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