‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 114 sur 353 · LXX. s · texte numérisé non relu

LXX. s

LXNT

Que je ne m'os devers ma dame traire; Dont je me muir à dolour et langui, En desirant de li joie et merci.

Pour ce ne sçay qui me puist resjoir,

Se ce n’est dont ma dame debonnaire, Qui m'a dou tout si mis à son plaisir Qu'elle a pouoir de mi faire et deffaire :

Et si me puet tout bien et tout mal faire, Et mettre en mi toute joie d'ami,

En desirant de li joie et merci.

Si li depri qu’à son cuer souvenir Vueille de moy, car adès sans meffaire L’aim d’umble cuer loyaument et desir.

Mais s’aprochier son gracieus viaire

Ne puis souvent ne devers li retraire, Ce poise moy, car je l’aim miex que mi, En desirant de li joie et merci.

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