‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 89 sur 353 · XLVIL. — CHANSON ROYAL · texte numérisé non relu

XLVIL. — CHANSON ROYAL

J° croy que nulz fors moy n’a tel nature Qu'il puist amer ce dont il est haïs ; Mais j'aim et vueil ce qui n’a de moy cure

Si fermement c’onques mais nulz amis, Tant fust amés, n’ama plus loyaument, Qu'en fait n’en dit n’en penser n’en talent Je n’os voloir onques jour de ma vie

Que je fausasse à ma douce anemie.

Ains l’ay amé d'amour vraie et seüre, D’umble voloir, com fins loiaus sougis, N'onques vers li je ne pensai laidure, Tant fust mes cuers de doleur entrepris,

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