‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 90 sur 353 · douleur ent... la fin du mot manque dans D · texte numérisé non relu

douleur ent... la fin du mot manque dans D

Ne ne feray, pour mal ne pour tourment.

Las ! or me het, je le sçay vraiement.

Pour ce li pri que temprement m'ocie.

Mais non fera, pour ce que je l’en prie.

Car, pour moy plus mettre à desconfiture, Il plaist à li que je languisse vis

En desconfort et en langueur obscure, Sans cuers, sans joie, et que je soie fis Que ja de li n’arai aligement,

Ne riens qui lié face mon cuer dolent ;

Et sans espoir veut que tous jours mandie

De tous les biens qu’amis reçoit d’amie.

Las ! et Amours, pour qui tant mal endure Que ja sans mort n’en cuit estre garis,

M'a oublié ; Loiauté et Droiture

Faillent pour moy, et ma dame au cler vis Ne laist mon cuer vivre joieusement

Ne ne le vuet occire, einsois l’esprent

De bien amer, si que sans tricherie

Sera de moy honnourée et cherie.

Las! si ne sçay où penre envoiseüre, Qu’Amours me het et ma dame de pris Me promet bien qu'elle me sera dure, Plus que ne suet, et que de mal en pis Aray de li; mais je vueil liement

Son dous voloir endurer humblement, Voire, et morir de ma grief maladie,

Se par ma mort puet estre en gré servie.

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