ACTE m, SCÈN2 VI
VALÈRE
Ahl monsieur...
ARI5TE
Ce n'est point sur ce qui me regerde Oue je me plains des traits que votre erreur hasarda ; Ne me counnissant point, ne pouvant me j:ger, Vous ne m offensez pas : mais je dois m'al^ig^r Du ton dont vous parlez d'une mère eslimab'e, Qui vous croit de l'esprit, un caractère aimalie ; Qui veut votre bonheur : voila ses seuls déf;ml5. Si votre cœur au fond ressemble à vos propos..,
Vous me faites ici les honueurs de ma mère. Je ne sais pas pourquoi : «^on amitié m'est chère; Le hasard vous a fan prendre mal mes discours, Mais mon cœur la respecte, et l'aimera toujours.
ARISTE
Valère, vous voilà : ce langage est le vôtre : Oui, le bien vous est pr^ pre, et le mal est d'un auîra. VALERE, à part.
(Haut.) Ohl voici les sermons, l'ennui!... Mai; s'il vous platt, Ne ferions-nous pas bien d'aller vou" où l'on est? Il convient...
ARISTE
Un moment : si l'amitié sincèra M'autorise à parler au nom de votre mère, De grâce, ex. H'^uez-moi ce voyage secret Qu'aujourd hui même ici fous avez déjà fait.
VALÈRE
Vous savez?...
ARISTE
Je le sais.
VALÈRE
Ce n'est point un mystère Bien merveilleux; j'avais à parler d'une aliaire Qui regarde Gléon, et m'intéresse fort; J'ai voulu librement l'entretenir d'abord, Sans être interrompu par la mère et la fille, Et nous voir assiégés de toute une famille : Gomme il est mon ami...
ARISTE
Luif
Mais assurément,
ARISTE
Vous osez l'avouer ?
TALÈRE.
Ah I très parfaitement t C'est un homme d'esprit, de bonne compagnie; Et je suis son ami de cœur et pour la vie. ûii I ne l'est pas qui veut.
ARISTE
Et si l'oD vous montrait Que TOUS le haïrez?
VALÈRE
Ou serait bien c-droit.