‹ PoésiesChapitre 44 sur 150 · PARAPHRASE DU PSAUINIE CXXVIII · texte numérisé non relu

PARAPHRASE DU PSAUINIE CXXVIII

au nom du roi Louis XIII, à l'occasion de la première guerre des princes.

Les funestes complots des âmes forcenées Qui pensaient triompher de mes jeunes années Ont d'un commun assaut mon repos offensé. Leur rage a mis au jour ce qu'elle avait de pire,

Certes, je le puis dire :

Mais je pui.s dire aussi qu'ils n'ont rien avancé.

J'étais dans leurs filets, c'était fait de ma vie; Leur funeste rigueur, qui l'avait poursuivie, Méprisait le conseil de revenir à soi; Et le coutre aiguisé s'ioiprime sur la terre

Moins avant que leur guerre N'espérait imprimer ses outrages sur moi.

Dieu, qui de ceux qu'il aime est la garde éternelle, Me témoignant contre eux sa bonté paternelle, A selon mes souhaits terminé mes douleurs. Il a rompu leur piège; et, de quelque artifice

Qu'ait usé leur malice.

Ses mains, qui peuvent tout, m'ont dégagé des leurs.

La gloire des mécliants est pareille à cette herb:: Qui, sans porter jamais ni javelle ni gerbe, Croît sur le toit pourri d'une vieille maison. On la voit sèche et morte aussitôt qu'elle est née;

Et vivre une journée Est réputé pour elle une longue saison.

Bien est-il malaisé que l'injuste licence Qu'ils prennent chaque jour d'affliger l'innocence En quelqu'un de leurs vœux ne puisse prospérer : Mais tout iocontim'nt leur bonheur se retire.

Et leur honte fait rn-e Ceux que leur insolence avait fait soupirer.

Au sujet de la même guerre.

0 toi qui d'un clin d'œil sur la terre et sur l'onde

Fais trembler tout le monde, Dieu, qui toujours es bon et touiours Vas étôi

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Verras-la concerter à ces âmes tragicpes

Leurs funestes prati(fues?

Ne tonneras-tu point sur leur impiété?

Tq vois en quel état est aujourd'hui la France,

Hors d'humaine espérance.

Les peuples les plus hors du couchant et du nord Ou sont alliés d'elle, ou recherchent de l'être;

Et ceux qu'elle a fait naître Tournent tous leurs conseils pour lui donner la mort !

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Ames pleines de vent, que la rage a blessées, Connaissez votre faute, et bornez vos pensées

En un juste compas; Attachez votre espoir à de moindres conquêtes : Briare avait cent mains. Typhon avait cent têtes, Et ce que vous tjntez leur coûta le trépas.

Soucis, retirez-vous; faites place à la joie, Misérable douleur dont nous sommes la proie;

Nos vœux sont exaucés.

Les vertus de la reine et les bontés célestes Ont fait évanouir ces orages funestes, Et dissipé les vents qui nous ont menacés.

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