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LE SOLEIL FIXE AU MILIEU DES PLANÈTES

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L'homme a dit : les cieux m'environnent, Les cieux ne roulent que pour moi; De ces astres qui me couronnent, La nature me fit le roi ; Pour moi seul le Soleil se lève.

Pour moi seul le Soleil achève Son cercle éclatant dans les airs; Et je vois, souverain tranquille,

12 Poésies de Malfilâtre.

Sur son poids la terre immobile Au centre de cet univers ^

Fier mortel, bannis ces fantômes, Sur toi-même jette un coup d'œil.

Que sommes-nous, foibles atomes.

Pour porter si loin notre orgueil ?

Insensés ! nous parlons en maîtres, Nous qui, dans l'océan des êtres.

Nageons tristement confondus; Nous, dont l'existence légère, Pareille à l'ombre passagère, Commence, paroît et n'est plus !

Mais quelles routes immortelles Uranie entr'ouvre à mes yeux !

Déesse, est-ce toi qui m'appelles Aux voûtes brillantes des cieux ?

Je te suis. Mon âme agrandie, S'élançant d'une aile hardie.

De la terre a quitté les bords :

De ton flambeau la clarté pure Me guide au temple oh la nature Cache ses augustes trésors.

Grand Dieu ! quel sublime spectacle Confond mes sens, glace ma voix !

Où suis-je? Quel nouveau miracle

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