‹ PoésiesChapitre 12 sur 89 · HÉLÈNE · texte numérisé non relu

HÉLÈNE

Je ne saurais le dire.

Ce ruisseau paraît calme , et pourtant il soupire. On ne sait trop s'il fuit.... s'il cherche.... s'il attend.... Mais il est malheureux , puisque mon cœur l'entend.

do&is. '

Tu rêves. Son cristal est pur, vif et limpide; On le dirait joyeux de caresser des fleurs.

HBLilE.

Pour moi, j'y reconnais une éfbuleur timide : Souvent dans un sourire on devine des pleurs. Toi qui chantes toujours , tu ne peux le comprendre. Ma voix n'a plus d'essor , et j'ai le temps d'apprendre Qu'un chagrin se révèle en soupirant tout bas.

Si je pouvais chanter , je ne l'entendrais pas !

DORIS

S'il parle, il dit au bois que nous sommes jolies ; Que s'il a ralenti son cours précipité, C'est qu'il croit voir en toi les grâces recueillies , Et qu'il prend du plaisir à doubler ma beauté. Voilà (je te dis tout) ce qu'un berger m'assure; Sa parole est sincère, et, pour preuve, il le jure*.

HKLEVB.

Il le jure. Ah ! prends garde ! et si tu veux bien voir, Doris, ne choisis pas un flatteur pour miroir.

, dohis.

Si tu savais son nom , tu serais bien honteuse.

HBLBHE.

Bergère , il est berger ; sa parole est douteuse.

DO&IS

Il m'a dit qu'au rivage il tracerait un jour,

Pour l'orgueil du ruisseau , mon chiffre et son amour.

L'Amour aime à tracer les sermens sur le sable ; Un coup de vent répond de sa fidélité ; D'une plume légère il compose une fable ; Ses flèches dans nos cœurs gravent la vérité.

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