‹ Poésies. Nouv. éd. augm. et précédé d'une noticeChapitre 42 sur 108 · L'EXIL · texte numérisé non relu

L'EXIL

Viens, mon jeune époux, (Ju il ions ce rivage.

Viens! j'ai du courage, El le suivre est doux.

Au lemps, où tout passe, (foulions nos maux :

Il laul }ieu d'espace Pour un long repos!

Sur Ion cœur de pèic Prend- ton premier-né :

Au bonheur, j'espère, Dieu l'a destiné.

<,Uiand l'homme est eu proie Au dédain du sortj Sou enfant, sa joie, Lui so;ii it encor !

156 l'OKSItS.

Lais^c-iiioi mes filles, Piix do mes douleurs :

Des liuinbles l'ainilles Elles sont les fleurs.

Leur tendre suui ire, L'azur de leurs yeux, Semblent-ils pas dire :

(( Nous venons des eieux; Nous venons, ma mèie, Pour vous consoler D'une larme anièrc {)\\c Dieu vit couler.

vSi votre eouionnc Commence à pâlir, La nôtre rayonne Pour vous embellir.

A travers vos peines Dieu sema nos jours, El ces pures chaînes Vous suivrout toujours ! »

(Juand les hirondelles Alïiontent lèvent, Leurs petits près d'elles Voltigent souvent...

Ouittons ce livage; Viens, mon jeune époux .

Viens! j'ai du courage, Et te suivie est doux !

ELEGILS. 157

LES DEUX A^IITIÉS

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