‹ Poésies. Nouv. éd. augm. et précédé d'une noticeChapitre 48 sur 108 · I(3« POE SIRS · texte numérisé non relu

I(3« POE SIRS

A LA POMSfE

( ) douce Poésie ! (loiivro (le quelques lleui > La (riste fantaisie Qui fait couler mes pleurs; Trompe mou àme tendie Que l'on blessa toujouis :

Je ne veux plus atteudie Mes plaisii's des amours.

Douue aux vers de ma lyie Tue aimable couleur, Ta ^ràce à mon délire, Ton charme à ma tlouleui*.

Que le nuage sond^i'e (Jui voile mes deslins, S\'clin])pe, comme une ombre, A les aeceuts divins.

Sois toujours attentive A mes chants douloureux; D'uue pudeur craintive Enveloppe mes vœux; Cache l'erreur brûlante • Qui Irouble mou bonbeui :

Maiv, (j llieu! qu'ell»' f^t leule A ->orlir de mou creur !

i;n.MAM,ES. 107

L'ATTKMi:

Olivier, jf t'atleiids! déjà riieure est soiméc ; Je viens de tressaillir eoiiiine au bniit de les [Vdi Le soleil qui s'éteint va clore la journée; Ici j'attends Tamour, el 1 amour ne vient pas.

Le bei'j^er lenlement regaijne sa demeure; Tout est triste au vallon; Oliviei- n'est pas là ! De notre rendez-vous lui-même a fixé l'heure. Je n'avais rien promis, et } ourlant me voilà.

Adieu, mon Olivier; je m'en vais au village; Poui' toi je l'ai qnillé; j'y retourne sans toi. Demain poin^ l'excuser lu viendias au bocnge; J'y laisse mon bouquet, il parlera pour moi!

LE HAMEAl

(Jue nar^-lu comme moi pris naissance au villa;:(' ! Oue n'as- tu |)our tout bien un niodesle troupe, u ! Olivier! les trésors d'un biilhuit héritage \alent-ils le bonhcni qnc t'otïiit le hameau?

Tu vas donc sans legiel quittei' ce simple asile 1 Le calme |our le liiuit, el les cliamjts ponr la coin 1

mS l'OKSIKS.

Tes beaux jour-, Olivier, couicroul, à la ville, El moi (laus un luimeau je vais uioiuir d'amour.

Si jamais au village uu regret (e lauièue,

Si tes pas iuccrtains s'égareut an vallou,

Tu veiras nos deux noms gravés sur le vieux elièue

Kt le cœur <|iii t'aima couvert d'un IVold gazou.

(]omme la Heur des bois qui se dessèche et tombe, Le soir d'un jour brûlant verra finir mon sort; Et notre bon pasteur écrira sur ma tombe : u Oliviei! ne })lains pas la douleur (Uii s'endort. ))

L'ESPI^liA^CL

Comme une vaine eiTeur, Comme nu liant mensonge, S'évanouit le songe Qui faisait mou bonheur.

0 douce chimère !

Si tu luis sans retour, Dans ta eouj'se légère Emporte mon amoui' !

Ce tendre st'iilimeni,

Cette aimable Iblie,

(]e charme de ma vie,

Sans toi n'est (iiTun loiuinent.

IKI.MA.NCKS, l'i'J

0 iluiiœ cliimùii' !

Si tu fuis sans retour,

Diins tu œursc légère

Eiijpo! (e mou umoui'.

hé|ù, [ioiir uic pLiiur D'avoir été trop tendre, Je consens à te reudre Lu si cher souvenir.

0 douce chimère!

Si tu fuis sans retour, j)aus la course légère Em[iorte mon amoui'.

(Jue voulez-vous de moi, liaison trop intlexihle?

Tourment d'un cœur seusible.

Je cède i\ votre loi.

0 douce chimère ! . = .

Si tu fuis sans retour, *

ha IIS ta course légère Emporte mon amour.

Li: IMIEMIEH AMOUR

\ous souv!('iit-il de cette jeune amie, Au regard tendre, an maintien sage et doux? A peine, hélas! au printemps de sa vie, Son cœur sentit qu'il était fait pour vous.

no l'OESlES.

l'oinl (le scrniciil, |ioiiil de viuiir [tioiiiebsc Si jeune encore, on ne les eonnaîl pjis; Sou âme jiure aimait avee iviesse, Kl se livrait s;iiis lioiile et sans combats.

Klle a |)eixln -o:\ idole diéiie; Ijonlieur si doux a dm é moins ({u'un joui ! Elle n'est plus an printemps de sa vie : Elle est eiicoj'c à son [iiemier amoui'.

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