LA VEILLÉE DE NÈGRE
\x soleil de l;i iiuil éclaire la monlagne'. Sur le sable désert faut-il cucor rester? Doueenieiit dans mes bras laisse-moi t'empoiter; Bon maître, éveille-toi! m;irebons vers la campagne.
Tes yeux sont elos depuis trois jours :
Maître ! dormiras- tu toujours?
L'orage dans son vol a brisé les platanes; Le navire sans voile a disparu dans l'eau : De ton fiont tout sanglant j'ai lavé le bandeau; Maicbons, les pauvres noirs t'ouvriront leurs cabanes.
Tes yeux sonl clos depuis trois jours ;
iMaîlre ! dormiras-tu toujours?
Je voudrais deviner ton rêve que j'ignoie, Ob! cpie ce rêve est long! fmira-t-il demain? Demain, en t'éveillant, presseras-tu ma main? Oui, je t'appellerai quand j'aurai vu l'auiore.
Tes yenx sonl clos depuis trois jours :
Maîde! dormiras-lu toujours?
Ma'is la lueur du jour s'riciid >urle ri\age,
Le Hol poi'te sans bruit, la barcpie du i)è(lieui';
Viens'... Que ton front est fioid! quelle l.iisie blanclieni !
Soh'/I (le la niiil. o\|jrcs>ion «les nt-|iies.
i)|i ! iiKiilio! i[ue la voix me reiichait de vo\Kî\ge\ Te^s yeux, sont clos dejaiis (rois joins.. . Maître! dormiras-tn tonjouis?
\ M. !H: BERANGEli
Bon captir, la fée Ursande A-t-elle oublié vos chants?
N 'est-elle pas assez grande l'onr désarmer les méchants?
Vers vons, quoitpie aussi pelite, In peu tendre, un peu prosci ite.
Kl fiêle comme un roseau, Ji' volerais vite, vile, Si j'étais petit oiseau!
Où se cache l'espérance, Que vous attiriez des cieux?
Longtemps elle a sur la France Semé vos vers gracieux.
I^ur la ramener au gîte Où le puissant, qu'elle irrite, Vous cache sous un réseau.
Je volerais ^ite, vite.
Si j'étais petit oiseau !
Que dit la belle maîtresse Qu'on aime à vous voir aimer?