‹ Poésies. Nouv. éd. augm. et précédé d'une noticeChapitre 81 sur 108 · LES AILES D'ANGE · texte numérisé non relu

LES AILES D'ANGE

Vous aussi, vous m'avez tiompée.

Avec vos traits d'ange et vos pleurs; Sous le charme de vos douleurs.

Mon âme reste enveloppée.

De vos jours longtemps accablés, J'écartai les ombres cruelles :

Mais l'air pur fait frémir vos ailes, Bel ange! et vous vous envolez.

Quand vos ailes alors tremblantes Vinrent se reposer sur moi. Quand, à travers un peu d'effroi.

J'accueillis vos ]>eines brûlantes;

Entre vous et les cieux troublés J'i'tL'udis mes deux mains fidèles; Sur mon cœur j'ai scellé vos ailes, Bel ange! et vous vous envolez.

Saviez-vous qu'une voix plaintive Pût toucher un cœur à la uioit?

Étiez-vous triste du remords D'y rendre ma vie attentive?

Où fuir, hélas! quand vous pailez De pleurs, d'amitiés éternelles?

J'écoutais; j'oubliais vos ailes, [ici auge! et vous vous envolez.

Charmez votre exil sur la terre, Sous (fautres cieux, par d'autres ileuis: Allez ! Dieu comptera vos pleurs An fond d'une cune solitaiie.

feiit-ètie un jour vous reviendrez Y cacher des douleurs nouvelles :

Mais vous aurez tonjouis des ailes; Tonjunis vous vous envolerez.

Page 1