‹ Poésies. Nouv. éd. augm. et précédé d'une noticeChapitre 85 sur 108 · ABNÉGATION · texte numérisé non relu

ABNÉGATION

Qui sait si vivre n'est pas mourir, el si Jà-bas on ne croit pas que mourir c'est vivre?

Ebkipide.

Si solitaire, hélas! et puis si peu bruyante, Tenant si peu d'espace, on me l'envie encor : Cette pensée est triste, elle entraîne à la mort; Et, pour s'en reposer, la tombe est attrayante !

C'est la première fois qu'elle a navré mon sein; A tous les flots amers de ma vie écoulée Cette goutte de tiel ne s'était pas mêlée; Personne n'avait dit : « S'en ira-t-elle enfin? » Oh! personne! Â présent je suis de trop au monde, Et j'ai hâte, et j'ai peur d'amasser mes instants; Je trompe une espérance!... En vain je la seconde; Importune et mourante, on peut vivre longtemps !

Oni, je me presse en vain d'avancer et de vivre. Quelque anneau tient encor mon cœur! il se rompra. Tout ce que j'aime est fiêle et meurt; et pour vous suivre, Mes chers anneaux biisés, mon cœur se bris r.i !

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