CHANT DU MARIN
La mer calme et riante , où Tazur se reflète ; La mer, comnie un enfant jouant dans son berceau ; La mer , où je naquis dans un jour de tempête ; La mer, sein maternel qui sera mon tombeau.
mer! je ne veux point d'un autre cimetière :
Quand la mouette aura crié sur mon trépas , Quand les plis de tes flots m'auront fïiit un suaire, Sur le bord détesté ne me rejette pas !
La terre à mon sommeil serait dure et pénible ; Jalouse de garder la cendre d*un amant , Ne cède qu'à l'appel de la trompe terrible , Et ne me rends qu'au jour du dernier jugement.