‹ Poésies nouvellesChapitre 19 sur 83 · ODELETTE ANACRÉONTIQUE · texte numérisé non relu

ODELETTE ANACRÉONTIQUE

Pour que je t'aime, ô mon poète, Ne fais pas fuir par trop d'ardeur Mon amour, colombe inquiète, Au ciel rose de la pudeur.

L'oiseau qui marche dans l'allée S'effraye et part au moindre hniit ; Ha passion est chose ailée Et s'envole quand on la suit.

Muet comme l'Hermès de marbre, Sous la charmille pose-toi ; Tu verras bientôt de son arbre L'oiseau descendre sans effroi.

78 fiMAlIX KT CAMÉES.

Tes loini)os seutiruiit près d'elles, Avec des soufBes de fraîcheiir, Une palpitation d*ailes Dans un tourbillon de blancheur.

Et la colombe apprivoisée Sur ton épaule s'abattra, Et son bec à pointe rosée De ton baiser s'enivrera.

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