‹ Poésies Par Madame Amable TastuChapitre 20 sur 77 · LA GUIRLANDE · texte numérisé non relu

LA GUIRLANDE

Le songe de l'amour, vers la vierge timide, S’élance chaque nuit de ce Jasmin humide ;

Le songe de l'espoir, plus fidèle au malheur,

Et dont le chant magique assoupit la douleur, Naît de cet amandier qui dans les airs balance De ses rameaux fleuris la pPompeuse imprudence : Hätons-nous, profitons de ces rians tributs ;

Les songes et les fleurs demain ne seront plus!

Cette fleur, où se cache une brillante image,

Teint des couleurs de l’or la dent du faon sauvage ; La noire mandragore, en inspirant l'horreur, Poursuit le meurtrier d’un fantôme vengeur.

Garde-toi d'approcher cette plante ennemie

Qui jette la terreur dans nos sens éperdus ; Tressons, tressons ces fleurs, hâtons-nous, Jeune amic Les songes et les fleurs demain ne seront plus!

Voici le cannellier, à l'écorce odorante; Le songe du cœur pur qui habite le jour, Oppose au noir soupçon la douceur caressante :

Ah! ce songe puissant ramènera l’amour.

LA GUIRLANDE. Foà

Häâtons-nous, hâtons-nous, achevons la guirlande, Les instans différés sont des instans perdus ;

Cours au front d’un amant déposer ton ofran de,

Les songes et les fleurs demain ne seront plus!

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LS

Come o’er the sea Maiden! with me...

Viexs! Ô viens avec moi sur la mer azurée ; Qu’'aux vents capricieux ma barque soit livrée. Tu seras ma compagne, alors que le soleil

Colore l'Océan de son éclat vermeil,

Ou lorsque, s’échappant de la nue orageuse,

La neige au sein des flots tombe silencieuse.

Que nous font des saisons les changemens divers!

La flamme qui nous luit ne connaît point d’hivers. ie

Ah! qu'importe Le sort si ta main caressante S’appuie au gouvernail de ma nef inconstante | 4. Were

Si nous sommes unis, si l'amour suit nos pas,

La vie est près de toi, la mort où tu n’es pas: #

Viens ! 6 viens avec moi sur la mer azurée, Qu’aux vents capricieux ma barque soit livrée ; Oublions des saisons les changemens divers :

La flamme qui nous luit ne connaît point d’hivers.

Crois-moi, fuyons la terre et ses brillantes chaînes ; L'Océan fut créé pour les ames hautaines ; Confions-nous sans crainte à son sein indompté, Refuge de l'amour et de la liberté.

Là, point d'œil curieux Joint de langues traîtresses »] 1] 5 N’oseront épier ou blâmer nos caresses :

P Nous n'auronspourtémoin qu'un cielpropice etdoux Qui semble s'abaisser entre le monde et nous.

Viens! Ô viens avec moi sur la mer azurée, Qu’aux vents capricieux ma barque soit Livrée ; Oublions des saisons les changemens divers :

La flamme quinous luit ne connaît point d’hivers.

L'Odalisque.

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Aux bords du Bendemir est un berceau de roses Que jusqu’au dernier jour on me verra chérir; Le chant du rossignol, dans ses fleurs demi-eloses,

Charme les flots du Bendemir.

J’aimais à n’y bercer d’un songe fantastique ; M’enivrant de parfums, de repos, d'avenir, J’écoutays tour à tour l'oiseau mélancolique

Etles ondes du Bendemir.

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