‹ Poésies parisiennesChapitre 11 sur 71 · A CHRISTINE · texte numérisé non relu

A CHRISTINE

Le temps, comme un geôlier moqueur, Tient captifs mes élaus rebelles ; L'oiseleur a coupé mes ailes.

La neige tombe sur mon cœur 1

J'étais si content, si vainqueur :

Les gaîtés m'étaient si fidèles ; Mes dix-huit ans chantaient en chœur De si joyeuses ritournelles.

Trois ans se sont passés, hélas !

Tous mes rêves, pauvres lilas,

Se faneraient aux vents des proses

Page 1