DELICATESSES
Uuan'd la véranda du chalet S'emplissait de soleil, mi-close, Vers une heure, son rideau rose Aux brises de la mer tremblait.
Les vertes plantes exotiques Exhalaient des parfums troublants, lit vous, assise en voiles blancs, Vous jouiez de douces musiques.
Souvent vous portez de petits souliers Qui coquettement découvrent vos pieds
En leur petitesse ; Sur leurs hauts talons vous m'apparaissez Comme un rin pastel des siècles passés,
Marquise ou comtesse...
Sous les soleils couchants des tranquilles soirées, La mer d'été, roulant ses vagues azurées,
Semble attendrir encor ses voix, Et comme au mois de juin sortent les fleurs de serre, Dont la splendeur, éclose à l'abri sûr du verre,
Fait oublier les fleurs des bois, Sur la plage élégante, ainsi les jeunes femmes, Regardant à leurs pieds le vent pousser les lames,
S'épanouissent à la fois.
Quand au Casino vous dansiez le soir.
La voluptueuse ou folle musique Me faisait du mal, et, mélancolique, Loin, bien loin de vous, il fallait m'asseoir.
DEL ICATFSSES.
Là, parmi les bruits, les jeux, la fumée,
La mer me jetait son cri désolé,
Et je me sentais si fort isolé,
Que je ne vous ai jamais mieux aimée.
XEZCOTiSDS DJXS L'^VE'yLI'R
u ne m'aimeras pas, bien que la destinée Ait ému nos deux cœurs en un seul battement, Que tu saches ma vie aux deuils abandonnée, Et que je t'aie un jour chérie uniquement.
Je n'aurai pas la gloire, et mon adolescence S'était épanouie en beaux et chastes vers. Nul n'adora peut-être avec plus d'espérance L'àme de notre obscur et mystique univers.