AURORE PARISIENNE
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.Le soleil qui se lève empourpre tout le ciel,
Le vaste ciel semé de clairs nuages roses.
C'est l'heure où, poursuivant mon rêve habituel,
Je m'en vais, admirant sous la splendeur des choses,
Un Dieu, tout à la fois invisible et réel.
Ce matin, mes pensers sont comme ces nuages; Caria nuit, quand mon corps dormait son lourd sommeil, Mon esprit, coutumier de ces légers voyages, En songe est revenu vers les jours de soleil, Où je vous adorais dans de beaux paysages.
Et j'ai revu présents ces jours de notre été, La mer, la grande mer au matin éveillée, La mer qui déferlait sous un ciel enchanté Toute blanche d'écume et tout ensoleillée; — Je vous voyais debout au loin dans la clarté.
Vous vous teniez debout dans ce frais paysage. Sur l'escalier de bois qui descend du chalet, Les houles s'écroulaient à vos pieds sur la plage, Quelques pécheurs couraient sur le rude galet, Et les brises de mer frôlaient votre visage.
Comme nous sommes loin de ces jours disparus! Et pourquoi donc mon cœur sent-il encore en rêve La douceur d'un amour qui dès longtemps n'est plus, Quand je devrais sourire en pensant à la grève Où je lançais aux flots tant de cris superflus?
Non ! j'ai bien pu chasser cet amour de ma vie, Je ne l'ai pas tué tout entier dans ce cœur. Quand ma volonté cède, au sommeil asservie, L'ancien désir renaît, toujours jeune et vainqueur, Et de vcs chers baisers j'ai toujours même envie.