‹ PoésiesChapitre 28 sur 85 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

ÉTILOGUE

Lorsque la mort, posant ses doigts blancs sur mon froni Fera que pour toujours m;; yeux se fermeront

A la beauté vivante, Choisissez-moi, vous tous à qui je serai cher, Une tombe au soleil, sur le bord de la mer

Infinie et mouvante.

Les jours où prodiguant le rire et les sanglots Le vent labourera l'azur sombre des flots, J'écouterai gronder leur masse exaspérée, Et je me souviendrai des fureurs d'autrefois, Lorsque dans tout mon cœur retentissait la voix Des fortes passions qui montaient leur marée.

6o AU BORD DE LA MER.

Et lorsque chanteront les grands flots apaisés, J'entendrai résonner des anciens baisers

La musique lointaine, — Pour charmer le sommeil éternel, c'est assez Des trésors de douleur et de joie, amassés,

Dans une vie humaine.

» Tu n'as jamais entendu la plus doiice des musiques : une louange que tu aies méritée ; ni contemplé le plus doux des spectacles : une belle action que tu aies faite. »

Un Ancien.

Loin du monde mauvais qui vit et qui s'agite Sans qu'un désir sublime exalte cet effort, Heureux qui se retire et dont le cœur habite Dans un temple construit pour l'Amour et la Mort ;

Loin, bien loin des maudits qui n'ont pas su comprendre Que la Mort et l'Amour sont les dieux d'ici-bas, — Car l'Extase héroïque et le Dévouement tendre Aux cœurs diminués ne se révèlent pas.

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