AMBITION
Viens lutter pour la gloire auprès de moi, mon trére ; Pareils à ces Germains qui, dans leurs jours perdus, Pour seul jeu, sautaient nus parmi les glaives nus, N'ayons d'autre plaisir qu'un dur effort sévère.
Je hais comme la mort les cœurs étiolés, Qui, sans orgueil, ayant borné leur destinée Au travail qu'apportait avec soi la journée, Ont vécu sans génie, et s'en sont consolés.
If
y 6 LA VIE INQUIÈTE.
T,Y%OcXJISD.CE
^i Jean l^iclxp'in.
Uomme un Titan broyé sous le poids séculaire D'un mont déraciné par la fureur des Dieux, Fait du moins, en râlant, trembler toute la terre, Heureux qui peut, frappé d'un grand coup de tonnerre, Mourir dans un combat tragique et glorieux.
Quand le noble Byron voit approcher son heure, Loin des siens, assiégé seul dans Missolonghi, Crois-tu qu'il se lamente, et qu'il crie, et qu'il pleure? Non ! Il sait que mourir est doux, — pourvu qu'on meure Parmi l'écroulement d'un monde anéanti.