AURORE SU% ?^%IS
*A lAntony 'BlondeL
Ulaxd d'un rayon obscur l'aube blanchit à peine Les pauvres toits penchés que reflète la Seine, Sur un pont vermoulu des antiques quartiers, Bien souvent je m'accoude et m'abîme en pitiés Pour ces durs travailleurs, forçats de la matière, Qui nous font nos plaisirs de toute leur misère. Comme ils courent transis sur le quai plein d'éveil Où l'ombre des grands murs dérobe le soleil! Derrière eux la cité, qui mêle ses murmures Aux roulements plaintifs des premières voitures, Pour prière au ciel bleu pousse un cri de labeur. J'écoute. — La loi sainte illumine mon cœur, Lt je vois, recueilli, la tête découverte, L'aurore étinceler sur l'eau profonde et verte.