L'EST^ACE
Ji Jules Tanner y.
s -tu pas quelquefois rêvé, lorsque la S'endort de son sommeil vaste et silencieux? X'js-tu pas cheminé près du fleuve tranquille Où se réfléchissait l'abime obscur des deux?
Les astres immortels, fils de l'ombre nocturne, N'obsèdent pas les yeux des foules sans espoir; Mais le cœur trop profond d'un poète est une Où s'amassent les pleurs qui tombent du ciel noir.
Est-il vrai qu'au delà des astres innombrables Nulle voix n'ait jeté des paroles d'amour, Que l'Olympe éloigné des Dieux inexorables ve pas s'ouvrir à nos espoirs d'un jour?
Vous qui luirez toujours, étoiles immobiles, Clartés dont la douceur étonne les enfants, Nous voyez-vous, nous tous qui souffrons dans les villes' Entendez-vous les vois qui pleurent dans les champs?
Merveilleux univers sourd à l'homme qui pense, Ton espace infini m'épouvante, et j'ai peur De son immensité moins que de son silence, Gouffre où nous n'entendons battre que notre cœur.