‹ PoésiesChapitre 36 sur 85 · OBSESSION · texte numérisé non relu

OBSESSION

O-XSESSIO'X,

ui oilbert fhCéral.

es dimanches, la ville, abandonnée et morte, Où résonne la voix des cloches, doucement, M'attriste et laisse en moi retentir, douce et forte, La voix, la chère voix du souvenir qui ment.

Car il ment — comme ment la chanson de la cloche Si triste qu'on dirait une âme qui gémit, Si douce qu'elle semble annoncer ton approche, Grand jour du Dieu vivant que le Sauveur promit ! -

Espérance et terreur des enfants et des femmes, C'est en vain qu'en ces temps de repos et de paix, Le soupir de la cloche importune nos âmes, Il n'éveillera pas la foi morte à jamais.

LA YiE INOUÏ ETE.

Non, pas plus que l'image autrefois caressée De la candide enfant qui fut tout mon bonheur, Ne saurait dans la nuit de ma morne peusée Rallumer le soleil dont s'éclairait mon cœur.

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