‹ PoésiesChapitre 37 sur 85 · LA MORT D UN ENFANT · texte numérisé non relu

LA MORT D UN ENFANT

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tA Coqiiclin aine.

Je suis triste. Évoquons ce soir ie souvenir Des tout jeunes enfants que nous vîmes mourir Du temps que nous étions écoliers au lycée. Quel cœur humain reçut leur dernière pensée? C'est que l'infirmerie est un autre hôpital. Ils y vinrent, le jour qu'ils se sentirent mal.

Au sortir du dortoir, des classes, de l'ét

Ils n'y trouvèrent pas même la solitude,

Et, pendant qu'ils tremblaient de fièvre dans leurs draps,

Leurs voisins s'amusaient et se parlaient tout bas.

Sans doute ils demandaient leur mère, à l'agonie. Mais ils sont partis seuls, comme ceux qu'on oublie, Étonnés de mourir sans un embrassement.

Quelquefois nous suivions le convoi, rarement, Le proviseur craignant d'effrayer d'autres mères. Nous n'en jouions pas moins aux heures ordinaires. Le maitre visitait lui-même leurs casiers: Au collège on rendait leurs livres, leurs papiers, Leur montre et leurs habits rentraient dans leurs familles, Et leurs anciens amis se partageaient leurs billes.

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