A L AMIE D UN AMI
*A L'iAClCIE 'D'U'X, oiMI
1 apis éblouissants des neiges au soleil, Ciel bleu d'hiver, azur voilé, profond sommeil
Des sources, des fleurs et des arbres, Brumes des grands jardins qui, dans l'éloignement, Mêlez à l'horizon vaporeux et charmant
Les jets d'eau glacés et les marbres,
Hiver, seule saison où repliée en nous
Notre âme s'attendrisse et se jette aux genoux
De toutes nos passions mortes, Intérieurs qu'emplit la lumière du feu, Soirs où le souvenir qu'on oubliait un peu
Se tapit derrière les portes,
Que toutes vos douceurs intimes, à ses yeux, Déroulent longuement le beau roman joyeux
Des choses de l'autre décembre.
Devant son petit lit virginal, quelquefois Qu'elle pense en pleurant à celui dont la voix
Se brise aux carreaux de sa chambre.
Pense à lui, pense à lui. Tu ne me connais pas, O ma plus chère soeur, moi qui te fais tout bas
Pour un autre cette prière.
Oh ! que ta lèvre fraîche, aux parfums du printemps, Garde comme un trésor les baisers du vieux temps,
Vierge qui souris à mon frère 1