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LES VIEUX

^4 tAnaioh Frana

o'il est vrai que ce siècle ait tué tous les dieux, Et que l'homme, éveillé de son sommeil antique, Xe doive plus les voir en légion mystique Monter vers leur Olympe immense et radieux,

Est-ce a nous d'applaudir au désastre des cieux, A nous que trouble encor la plainte d'un cantique, Et qui sous le symbole ou païen ou gothique Sentons frémir les cœurs de nos lointains aïeux?

Non, France ! Il est plus noble et d'un esprit plus sace D'adorer dans les dieux la plus sublime image Que l'âme périssable ait rêvée ici-bas;

Et, sceptiques enfants d'une race lassée, Offrons-leur, à ces dieux que nous ne prions pas, L'asile inviolé d'une calme Pensée.

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