INTIMITÉ
ji François Coppcc.
ers un parc où le vent égrènera dans l'air Les perles fraîches des cascades, Demain nous partirons, François, si le ciel clair Invite aux longues promenades.
Les jets d'eau pleureront, et le vent attiédi Roulera des feuilles fanées;
Et nous, nous passerons toute l'après-midi A causer des vieilles années.
Dans ce parc où des pins éternellement verts Bordent les profondes allées,
Vous me réciterez, tout ému, d'anciens vers A des maîtresses envolées;
Vous me raconterez la suave douceur
De votre première folie, Naïf roman d'amour dont le charme obsesseur
Toujours vous tourmente et vous lie.
Sur votre front plus d'une a depuis, pour un joui Posé ses blanches mains de femme,
Mais l'intime parfum du plus lointain amour, Seul, embaume à jamais votre âme.
Le soir, nous reviendrons à pas lents vers Paris, L'Occident sera vague et triste,
C'est l'heure où la cité profile ses toits gris Sur un ciel couleur d'améthvste.
Et je vous parlerai, pour vous rendre l'espcir,
De cette noble jeune fille Qui peut-être contemple aussi le ciel du soir,
Du haut d'un château de famille.
INTIMITÉ. l'-,7
Hlle est belle, elle est douce, et seule, elle saurait,
Sincère et chaste fiancée, Avec un seul regard virginal, le secret
De refleurir votre pensée.
VETIS É CUITS a flo tierce
^1 is-lïbert Caben.
Vxuand le vieux Michel-Ange eut fini son 1 Et qu'il fallut porter le marbre dans l'église, Comme on trainait ce poids énorme avec lenteur, Impatient, les yeux en feu, le dur sculpteur Empoigna son marteau d'une main frénétique, Et, frappant à grands coups le prophète athlétique, Il criait : « Marche donc, mais marche donc, tu vis ! »
Tu disais vrai, vieux maître, et lorsque je le vis Ce fier Moïse, au fond d'une église Romaine, Majestueux, avec sa taille surhumaine, Et ce je ne sais quoi d'àpre et de bestial, Qui fait de ce géant à cornes d'animal