GEORGE AN CE LYS
Le voyageur qui va sur les mers du Levant, D'un regard nostalgique accompagne en rêvant,
Entre l'Italie et la Grèce, Corfou, l'île des fleurs, que la mer et le ciel Enveloppent tous deux d'un azur éternel,
Calme et doux comme une caresse.
Sous les vents attiédis de cet air enchanté, Les pâles oliviers croissent en liberté
Au penchant des vertes collines, Et les frais orangers et les rosiers en fleurs Le long des blancs sentiers mélangent leurs senteurs parfums des brises marines.
La chèvre suspendue aux plantes du rocber Écoute les chansons que chante le berger
Sur quelque plaintive musique.
Il chante, et le passant, dans sa marche arrêté, L'écoute avec extase et se : : l porté
Au pays de l'idylle antique.
C'est là qu'après six mois de souffrance et d'amour Les beaux yeux d'Ancelys se sont fermés au jour,
Et c'est là qu'il dort dans la tombe, Sous les rosiers, au bord des flots calmes et bleus Dont le bruit apaisé semble un chant merveilleux
A l'heure où le grand soleil tombe.