‹ Poésies posthumes, 1874-1876Chapitre 41 sur 55 · RONDEAU · texte numérisé non relu

RONDEAU

v^u e je voudrais dans vos bras longuement

Me reposer, et paresseusement

Auprès de vous passer la nuit entière

En tête-à-tête, et sans autre lumière

Que votre œil noir qui brille incessammeni !

Que de tendresse et quel amour charmant. Si vous restez tranquille en ce moment, Et me laissiez agir de la manière Que je voudrais!

Ah! laissez-moi vous aimer follement!

Accordez-moi le doux titre d'amant !

A mon égard cessez d'être si ficre!...

Dieu puisse-t-il, exauçant ma prière, A tous mes maux donner le dénoûment Que je voudrais !

Page 1