APRES
J.cs ])arfiims expiraient en courbes indécises, Leurs spirales flottaient dans un air somnolent ; Couché sur tes genoux, extatique , indolent, J'oubliais le devoir et ses rigueurs précises.
D'un vague Paradis les lointaines assises S'ébauchaient dans un ordre harmonieux et lent ; Le rêve m'emportait sans effort violent Vers de t^rands horizons sans lignes et sans brises
Était-ce encor le jour, ou bien déjà le soir? Je l'ignore. En mon cœur était mort le vouloir Je ne savais plus rien de mes heures passées :
Ma force , de l'amour avait subi la loi . Et je sentais peser et s'abattre sur moi L'énervante langueur des voluptés lassées.