‹ Poésies posthumes. Avec une noticeChapitre 3 sur 76 · A JULES MICHELIN · texte numérisé non relu

A JULES MICHELIN

Le silence s'étend dans l'atmosphère sourde, Les grands arbres muets sont frappés de stupeur, L'horizon rétréci trace une ligne lourde Qui d'instants en instants s'éteint dans la vapeur!.

Au tournant du sentier plein d'un calme trompeur. Voici le Ijûchcron courhé sous sa falourde ; 11 s'arrête un instant, boit un coup à sa gourde, Siffle son chien et passe , insensible à la peur.

Les halliers épineux sous la bise bruissent. Dans le creux des ravins les feuilles s'enfouissent. Les bouleaux alignés dressent leurs spectres blancs,

La nuit des monts lointains ensevelit les fiirmes, Et sur le tronc du saule aux cavités difformes Des hiboux réveillés brillent les yeux sanglants.

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