‹ Poésies posthumes. Avec une noticeChapitre 38 sur 76 · LE PHARE · texte numérisé non relu

LE PHARE

Ce matin, sur IrciiL'il , de liardis ouvriers Sont venus. — L'architecte a désigné la place ; Ils ont sur le rocher dressé leurs madriers. La vague à leur aspect se courrouce et menace.

Mais, si l'un d'eux succombe, un autre le remplace Et scelle dans le sang l'appui des escaliers, Spirale de granit qui monte vers l'espace, Et peut déjà braver l'effort des vents altiers !

Le Phare est achevé, s'allume, brille, éclaire, Projette à l'horizon sa flamme tutélaire. Et darde dans la brume un sillon de clarté.

Ainsi, penseurs, savants, philosophes sublime.-^, Des anti(|ues abus vous gravissez les cimes, Va faites sur leurs l'ronts lirillcr la vérit<''.

17 Ottobro I8b3.

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