BERCEUSE
Silence ! L'enfant dort!. . Sur ses lèvres vermeilles Son sourire divin est à peine effaré; Des songes enchanteurs aux divines merveilles L'essaim mystérieux sur son front a glissé.
A quoi peux-tu jjenser ainsi, quand tu sommeille . Cœur d'or où nul souci désastreux n'a passé? A quoi peux-tu penser? A ta mère qui veille, Et dont le tendre chant a tout-à-coup cessé".
Dors, petit chéruhin, ange aux paupières closes ; Jouis en ce moment du calme où tu reposes Sans remords inquiet, sans chagrin étouffant!
Hélas! trop tôt pour toi l'amour et le génie Te feront éprouver leur lirfdante insomnie . Et tu regretteras ton doux sommeil d'enfant.