‹ Poésies posthumes. Avec une noticeChapitre 42 sur 76 · BERCEUSE · texte numérisé non relu

BERCEUSE

Silence ! L'enfant dort!. . Sur ses lèvres vermeilles Son sourire divin est à peine effaré; Des songes enchanteurs aux divines merveilles L'essaim mystérieux sur son front a glissé.

A quoi peux-tu jjenser ainsi, quand tu sommeille . Cœur d'or où nul souci désastreux n'a passé? A quoi peux-tu penser? A ta mère qui veille, Et dont le tendre chant a tout-à-coup cessé".

Dors, petit chéruhin, ange aux paupières closes ; Jouis en ce moment du calme où tu reposes Sans remords inquiet, sans chagrin étouffant!

Hélas! trop tôt pour toi l'amour et le génie Te feront éprouver leur lirfdante insomnie . Et tu regretteras ton doux sommeil d'enfant.

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