A NICOLAS FLAMEL
Que vois-je? Del'orl ce jaun;, brillant et précieux mêlai.
(SiiAKESPCAnE. — {Timon d'Athènes.)
O Nicolas Flamel! dùscrle le tombeau,
Alchimiste puissant, ravive le fourneau;
Hàte-tûi, l'heure presse. Alimente la llamme.
Excite le brasier du souffle de ton âme.
Trace sur le creuset l'emblème consacré ,
A nous, transmutatcur ! vieux maître en l'art sacré,
Daigne nous révéler la savante manœuvre ;
Le dix-neuvième siècle a foi dans le grand œuvre.
Tu le verras ici confondre, désunir
A ton gré le passé, le présent, l'avenir;
Viens, maître! —Le charbon s'amoncèle dans l'àtre;
Sûuflleur impatient, avide, opiniâtre,
Dans ton sombre réduit, dès longtemps délaissé.
Ce siècle essaie encor ton labeur insensé.