ODE-BALLADE
Lorsque, dans les ombres muettes.
Comme des lampes de poëtes.
Elles se balancent aux cieuxT
Dans les arômes que la plaine Exhale avant dg s'endormir, Des sylphes sentez-Tous l'haleine} Dans le soupir de la fontaine Entendez-vous l'ondin gémIrT
Dans les embrasements de l'atre, Dans l'éclair d'un ciel orageux.
Dans les feux nocturnes du pâtre.
De la salamandre folAtre Savez-vous découvrir les jeuxT
Admirez-Tous l'œuvre des gnomes.
Les travaux de leurs bras d'airain, Reconnaissez-vous leurs royaumes.
Quand tous descendez sous les dômes De quelque profond souterrain?
Lorsque flottent vos rêveries^ Sur un sol de lune couvert, Voyez-Tous, au bord des prairie», Passer, repasser des féeries ; Danser les nalift du, pays vertT
En songe, aux sphères infinies.
Abîmes antant que sommets, Dana des tourbillons d'iiarmonles.
Dans des torrents de symphonies, Dites, ne roulez-vous jamais7
. PSËStES POSTBUUES.
Enfin — des grands monts, des vallées.
Des Toréts, des mers, de tout lieu —
Vous vJent-fl de ces voix ailées
Qui disent, en notes voilées ;
— < Tout vit, tout pense, tout est Dieu ? •
Mol, de ces bizarres bystères Je suis l'écho religieux.
Souvent, mes rêves solitaires.
Des arcanes Élémentaires Tentent l'abord prestigieux.
Ce don surnaturel de l'àme.
Je le dois à l'anonr puissant Qul,*par les yeux d'un ange femme, Jadis inonda de sa Oarame Mon cœur alors adolescent.
Les rêveurs qu'amour illumine Ne contemplent Jamais en vain.
Leur esprit volontiers devine, Les choses d'essence divine.
Parce que lui-même est divin.