‹ Poésies posthumesChapitre 22 sur 125 · L'ARBRE MERVEILLEUX · texte numérisé non relu

L'ARBRE MERVEILLEUX

BALLAnS

11 est, aux mers de l'Orient, Sur les bords d'un Ilot riant, Un arbre unlqne en son espèce.

Savez-Tons quels sont les beaux fruits

, Que le soleil et l'air des nuits Font venir sous sit feuille épaisse?

Ce sont — ne vous récriez pasl — Des corps de houris pleins d'appas.

Oui, par Allah I ce sont des femmes I Des femmes faites selon nous, " Dont le sourire est tendre et doux Et dont les yeuK lancent des*flammes.

De leurs cheveux les longs anneaux Les suspendent aux frais rameaux.

Sous les brises des solitudes.

Qui les parfument mollement Et qui bercent co m plaisamment' Les grâces de leurs attitudes.

Lorsque, sur ce rivage heureux.

Quelque navire aventureux.

Dans ses courses, vient faire halte, Devant nos bouris tout d'abord Dh chef et des hommes du bord Le cœur s'émeut, frémit, s'exalte.

Par MahometI tant mieux pour ceux Qui, défiants ou paresseux D'admirer de loin se contentent!

Mais bien peu savent retenir ^eur Jeune fifugue — et s'abstenir De toucher aux fruits qui les tentent.

I^s nymphes de l'arbre sérail.

Comme les perles d'un corail.

Sous leurs n^pins folles se détachent... Et, chaqoe homme ayant fait son choix.

POÉSIES FOSTHOUHS.

Dans les profondeurs des grands bols.

Les couples s'envolent, se cachent.

Sortit^ trop inhumain t Non-seulement, le lendemain, Nos gens ont énervé leurs ftmes; Maie, de plus, leurs maudits transports Ont rïiangé, dégradé leur corps...

D'homnes Us sont devenus femmesl

Ils peuvent, & la vérité,

Hn pleurant leur virilité.

Être fiers de leurs tendres charmes.

Mais quel malheur de n'avoir plus

La force et les droits absolus

Du sexe qui porte les armes I

Aussi, leurs compagnons, hélas!

Qui ne les reconnaissent pas.

Narguant leur Taiblesse sauvage.

D'un rude amour leur font l'honneur.

Et, pour les vendre au Grand Seigneur, Les réduisent en esclavage ■.

re da cat arbre bium :

montré, leqael, noa content ds décrira Uatbre aui taDunw, en rantores la dsicription d'ona EtraTuifi abominobla qui e>t cauiCe le rapiè- •antar.

J'ai envoyé oeU (en 1841 oa 1843] aajooiD&l le YbIkb: Je n'en ai pai an da nouTelloa,

S. Ce pluriel da Baltadta, nn cenaant pointill«u poumil bian ma la conlester. Ilc'j a ici qu'âne leula ballade. La [erait-llt Fudoal Q y an a ane cl dtaiiti l'eTaot-demière pièc* élant diaonunéa Mf-joJ- (aIi ■' la qui jutUfie trit-coDgrataeat la ploiiel.

POBUU

PiMqae à la niiuance de cette pièce, an ADcien ami (qui m'a nbsndonné, peat-fitre parce qu'il est trop catholique], m'awora qu'il pouvait la faire tnaêrer k la Bavue de Farii par reatTemiae de H. Didron, l'arcli&ilogue religieux. Mais celul-d refuu de s'eatremettre. Ou la chose lui parut trop héUrodoie, ou, pltu vniaenblablemeDt, il ne lui reconnut pu de Tatenr Utléraire.

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