‹ Poésies posthumesChapitre 61 sur 125 · MÉDAILLE NAPOLÉONIENNE · texte numérisé non relu

MÉDAILLE NAPOLÉONIENNE

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La fortuae et le veat, de leur meilleure baleloe. Ont BOufDâ. La frégate aborde Sainte-Hélène, — Tous, prince et matelota, TOlent au monument. — On outre le cercueil. — Immense étonnement 1 Sainte extase I Le corps de Temperenr sublime. Prisonnier du trépas, n'en est point la rfctime. Le Ter a respecté son front olympien.

D'un vivant qui sommeille II a tout le maintien: Fermeté de contours, souple vigueur de pose. Au birac, sous la tente, on croirait qu'il repose ; Car, 11 est tout botté ; car, le voilîk couvert De son habit des camps, de Tunlforme vert ; Car. sa main, du réveil semblant préoccupée, Pour la saisir à temps, se tient vers son épée. Salt-il qu'en ce moment, s'il entr'ouvralt les yeux, Sur aa tête il verrait le soleil et lea deux T

ma POÉSIES POSTHDUES.

Sent-Il, penchés sur Inl, ces Tlssges de Franc» Qui le pleurent avec des larmes d'espérance 7 Qnaud il n'a rien d'un mort pour la difformité, Est-ce qu'il eu aurait l'IoseusibilitéT Non. Sou &me, en montant vers la cité suprême* A laissé daus sou corps une ombre d'elle-même. On don mystérieux de penser, de sentir; Privilège de saint, partage de martyr.

Et — TOUS le comprenez — cette ombre de son amer Plus que notre Ame entière a de force et de flamme t n vous sent là. Français, votre empereur et roll Il vous regarde faire, et murmure i part sol : — B La France a donc vidncu récemment rAngleterre.. « Pour qu'ainsi mes enfants m'dtent de cette terre; « Et, devant le départ de mon Jojeui: cercueil, « Fassent de mes geAliers fléchir le iftche orgueilî ■ — Cette Idée, au sommet d'un bonheur grandiose Le ravit C'est pour lui plus qu'uue apothéose. S est k bord.

On part.

L'empereur, l'océan, échangent un adieu de géant & géant.

L'un prend congé du haut de son calme génie; L'autre, du plus profond de sa sombre harmonie^

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